L’or au cinéma : mythes vs réalités

L'or est depuis longtemps un puissant mythe au cinéma. Nous explorons les meilleurs films sur le thème de l'or et les récits construits autour de ce métal précieux.
INT. APPARTEMENT (CHAMBRE 49) / MATIN
Vincent déverrouille et ouvre la mallette. On ne voit pas ce qu’il y a à l’intérieur, mais une légère lumière jaune émane de la mallette. Vincent observe le contenu de la mallette, hypnotisé.
- JULES - Ça baigne ?
Pas de réponse du Vincent hypnotisé.
- JULES - Vincent !
Vincent lève les yeux vers Jules.
- JULES - Ça baigne ?
Refermant la mallette.
- VINCENT - Ça baigne.

Vous avez certainement reconnu l’extrait. La fameuse séquence où Jules (Samuel L. Jackson) et Vincent (John Travolta) récupèrent la mallette de leur chef dans le premier quart d’heure du film Pulp Fiction de Quentin Tarantino (1994). Attention, spoiler : On ne découvre jamais ce qui se trouve dans cette mallette. Mais chez GOLD AVENUE, nous avons notre petite idée !
Seulement voilà, il y a quelque chose qui ne va pas dans cette représentation de l’or qui laisse John Travolta aussi rêveur, quelque chose qui ne colle pas avec le réel. Et il n’y a pas que dans le deuxième film de Tarantino que le métal jaune se voit attribuer des caractéristiques surréalistes. C’est ce que vous allez découvrir en lisant la suite.
Entre les besoins du scénario et les lois de la physique, les auteurs et producteurs d’Hollywood et d’ailleurs prennent souvent de grandes libertés. Dans cet article, nous allons passer au crible l’or au cinéma, démystifier ses attributs souvent exagérés que l’on peut retrouver dans les films, et vous dire toute la vérité. Voici 5 exemples principaux de mythes entretenus autour de l’or dans les films (ou les séries) cultes.
1. Le mythe du lingot "poids plume"

Braquage à l'italienne (The Italian Job), réalisé par F. Gary Gray (2003)
Parmi les films célèbres avec de l’or, il y a ce remake rempli d’action. L'or y est le carburant même de l'intrigue. En matière de braquage d’or dans les films, celui-là figure parmi les références absolues. C’est l’élément qui motive les personnages principaux à faire le casse du siècle. On les voit manipuler des sacs de lingots d’or avec une aisance déconcertante, notamment avant une course poursuite mémorable en Mini Cooper. On voit également le personnage du traître transporter des caisses métalliques remplies de lingots comme s’il déplaçait les derniers cartons légers de la fin d’un déménagement.
- La réalité : Un lingot d’or standard, le "Good Delivery bar", lingot de haute pureté (supérieur à 99,5 %) respectant les normes strictes de la London Bullion Market Association, pèse environ 12,5 kg. Dans le film, chaque sac semble en contenir une dizaine. En réalité, un tel sac pèse 125 kg. À moins d'être un haltérophile ou un athlète hors norme, personne ne peut manipuler de tels sacs avec autant d’agilité et de rapidité, ou en lancer comme s’il s’agissait d’un sac de sport. Et pour les caisses déplacées comme des cartons de déménagement, c’est plus de 150 kg. L’or est l'un des métaux les plus denses : un petit volume pèse un poids colossal.
2. Transformer et transporter, en toute simplicité

Dans cette fiction, le rôle de l'or est quasi politique : l'équipe du Professeur braque la Banque d'Espagne pour s'emparer de la réserve nationale. Leur plan ? Transformer 90 tonnes d'or en pépites pour les évacuer par pression hydraulique.
- La réalité : Si l'idée est brillante pour l'écran, le poids réel d'une barre d'or rend la logistique infernale. Déplacer 90 tonnes d'or, même sous forme de grains, nécessite une infrastructure industrielle titanesque. La pression exercée sur les canalisations et les véhicules de transport dépasserait les limites de l'ingénierie classique. Autrement dit, dans un plan pareil, c’est la densité de l’or qui devient le pire ennemi des braqueurs.
3. Mordre pour vérifier la pureté
Le Trésor de la Sierra Madre, réalisé par John Huston (1948)
Attention, ce mythe là, c’est le mythe du mythe, un véritable cliché de mémoire. Dans presque tous les westerns, on verrait un cowboy mordre une pièce ou une pépite pour vérifier s'il s'agit d'or véritable. L'idée est que l'or pur, étant malléable, garderait la trace des dents. Le geste figure par-ci par-là dans les westerns et souvent en arrière-plan, comme Le Bon, la Brute et le Truand (1966) et Pour une poignée de dollars (1964) de Sergio Leone, ainsi que Un dollar entre les dents (1967) de Luigi Vanzi. Il est si ancré dans l’imaginaire collectif qu'on croit l'avoir vu mille fois chez Clint Eastwood. À vrai dire, ce mythe de la morsure vient plus de nos lectures d'enfance (comme Lucky Luke ou Picsou) que de la réalité historique des films de cowboys. Dans le film culte Le Trésor de la Sierra Madre (1948), c'est un jeune garçon qui mord une pièce de monnaie tout de suite après l’avoir reçue de Humphrey Bogart, figeant ce réflexe pour toujours dans l'histoire du cinéma.
- La réalité : Si l'or 24 carats est effectivement souple, ce test était loin d'être infaillible à l'époque de la ruée vers l'or. De nombreuses contrefaçons étaient faites de plomb (encore plus malléable que l'or) recouvert d'une fine couche dorée. En mordant la pièce, le prospecteur risquait davantage de se casser une dent sur une pièce en cuivre ou de valider une fausse pièce en plomb !
4. Mourir étouffé par l'or

C'est l'une des images les plus iconiques de la saga James Bond : le corps sans vie du personnage de Jill Masterson, intégralement recouvert d’or fondu, transformé en peinture par le méchant Auric Goldfinger. L'explication donnée : elle est morte d'asphyxie cutanée.
- La réalité : Nous respirons par le nez et la bouche, pas par la peau. Bien qu'une couche de peinture puisse gêner la transpiration et provoquer un coup de chaud, elle ne vous étouffera pas. L'or n’est pas un élément toxique. D’ailleurs, manipuler de l’or sous forme de lingots est bien plus sûr (et rentable) que de s'en recouvrir le corps !
5. L'or qui brille dans l'obscurité

Le Hobbit : La Désolation de Smaug, réalisé par Peter Jackson (2013)
Sous le dragon Smaug repose une montagne de pièces et autres bijoux et objets d'or. Tout cet or, comme dans tant d’autres films et séries, semble posséder une lueur propre, une sorte d’énergie fluorescente qui éclaire les personnages, tantôt émerveillés, tantôt rongés par la convoitise.
- La réalité : L'or est un métal hautement réfléchissant, mais il n'est pas phosphorescent. Il a besoin d'une source lumineuse (une torche, un rayon de soleil) pour pouvoir scintiller. Sans lumière, un tas de pièces d'or dans un espace sombre ou faiblement éclairé, ne brillera pas plus qu'un tas de charbon. Cette luminescence relève de la pure invention esthétique visant à sublimer l’élément et entretenir le mythe autour de l’or comme métal magique, plus que précieux.
C’est précisément ce mythe-là que nous retrouvons dans Pulp Fiction, celui de la phosphorescence, une phosphorescence qui remplit bien sa mission de faire germer chez les personnages subjugation et convoitise. Si la violence et les dialogues ont toujours été les thèmes principaux associés à ce film, on a tendance a oublié que l’or y est un subtil liant narratif ainsi qu'un moteur diégétique fondamental. D’ailleurs, on ne le retrouve pas seulement dans la mallette, mais aussi sur une montre qui atterrit dans les mains de Butch (Bruce Willis) après avoir beaucoup voyagé…
… et puis sur la Palme que le film remporte au festival de Cannes en 1994.
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Si l'or au cinéma nous fait rêver par sa dimension mythologie, posséder de l'or physique dans le monde réel et contemporain constitue une stratégie bien plus réaliste et sereine pour protéger votre patrimoine. Et la bonne nouvelle, c'est que vous n'avez pas besoin de braquer la Banque d'Espagne, de transformer des lingots en granules, de porter des sacs de plus de 100 kg, ou de mordre des pièces.
Maintenant que vous savez comment l’or est représenté au cinéma, revenons à la réalité. Chez GOLD AVENUE, nous simplifions l'achat d'or, avec la sécurité suisse en plus. Que vous souhaitiez acquérir des lingots, des lingotins ou des pièces d'investissement, nous les stockons pour vous en toute sécurité dans nos coffres, hors du système bancaire.
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INT. COFFEE SHOP / MATIN
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- PUMPKIN - Ouvre-la.
Jules fait basculer les loquets et ouvre la mallette, révélant son contenu à Pumpkin mais pas à nous. La même lumière BRILLE depuis l’intérieur de la mallette. L’expression du visage de Pumpkin passe à l’émerveillement. Honey Bunny, de l’autre côté de la pièce, ne voit rien.
- HONEY BUNNY - Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est ?
- PUMPKIN (à Jules, doucement) - C’est bien ce que je crois ?
Jules fait “oui” de la tête.
- PUMPKIN - C’est magnifique.
